Didactique du plurilinguisme

Les avantages d’un cerveau bilingue

ARTS DE DIRE ET FORMES DE CONTRÔLE EN SITUATIONS DE PLURILINGUISME (1/3) – PASSAGES DE LANGUES ET LÉGITIMITÉS LINGUISTIQUES
« Passages de langues et légitimités linguistiques » est la première partie de la Grande Leçon Arts de dire et formes de contrôle en situations de plurilinguisme.

Il est utile d’aborder les problèmes sociologiques touchant au plurilinguisme par l’observation des conditions de circulation entre les langues. Bilinguisme et diglossie sont parmi les formes les plus évidentes de cette circulation. Ils peuvent alors être analysés comme des expressions de rapports sociaux, qui engagent des questions globales de légitimité et de normes et non pas seulement des questions de degrés de maîtrises des langues. L’alternance codique est l’un des phénomènes marquants de ces rapports sociaux. Pour en saisir les contraintes et les ressources, les modèles socio-anthropologiques sont précieux : ils invitent à considérer que ces passages d’une langue à l’autre prennent tout leur sens sur un marché linguistique, qui confère des valeurs différenciées aux pratiques linguistiques, tout simplement parce que les langues en contact sont inégalement ajustées aux situations dans lesquelles les personnes les utilisent.
Comprendre comment l’on peut tour à tour subir les contraintes de cadres rigides et formels d’interaction linguistique, puis s’en dégager par des habiletés tactiques, c’est comprendre comment l’alternance codique, loin d’être le symptôme d’un déficit linguistique, est le plus souvent le signe d’une compétence sociale. Le niveau de reconnaissance des langues en contact et leur degré de patrimonialisation pèsent néanmoins sur cette compétence, puisqu’ils offrent aux usagers de ces langues des dispositifs politiques très inégaux pour assumer la légitimité de leurs passages entre les langues.

ARTS DE DIRE ET FORMES DE CONTRÔLE EN SITUATIONS DE PLURILINGUISME (2/3) – L’ÉCOLOGIE LINGUISTIQUE EN MILIEU ÉDUCATIF : L’EXEMPLE LUXEMBOURGEOIS
« L’écologie linguistique en milieu éducatif : l’exemple luxembourgeois » est la deuxième partie de la Grande Leçon Arts de dire et formes de contrôle en situations de plurilinguisme.

L’intervention de Sabine Ehrhart et de Sarah Vasco Correia aborde l’école au Luxembourg comme une institution multilingue où, grâce à une population scolaire très hétérogène, une multitude de plurilinguismes individuels évoluent. Leur démarche écolinguistique vise une prise en compte des répertoires linguistique des élèves dans leur totalité et dans un mouvement au travers des différents contextes de communication et de socialisation dans l’objectif de créer un lien explicite entre les pratiques au sein de l’école et de la famille.

Dans leur présentation, elles rapprochent l’analyse de l’interaction à l’école plurilingue de l’étude des langues de contact. Les créoles, pidgins ou jargons représentent des stratégies naturelles qui ont réussi à créer des ponts entre des cultures différentes. Leur exemple de politique linguistique conjointe exercée entre membres de communautés distinctes enrichit le débat sur l’innovation de la place des langues à l’école aujourd’hui, et ceci dans l’optique d’une plus grande cohésion sociale.

ARTS DE DIRE ET FORMES DE CONTRÔLE EN SITUATIONS DE PLURILINGUISME (3/3) – PRATIQUES MULTILINGUES À L’UNIVERSITÉ : UNE APPROCHE CONTRASTIVE
« Pratiques multilingues à l’université : une approche contrastive » est la troisième partie de la Grande Leçon Arts de dire et formes de contrôle en situations de plurilinguisme.

Rappelons que le cadre général de cette ressource est le plurilinguisme abordé à partir de plusieurs disciplines. Cette partie a pour objet l’apport des politiques linguistiques et des différentes disciplines de la linguistique à la thématique. Nous allons reprendre comme sujets principaux les politiques linguistiques aux niveaux européen, national et régional, les notions de linguistique contrastive, pragmatique et variationnelle ainsi que le pluri-/multilinguisme, l´enseignement/apprentissage des langues, l´intercompréhension et les différentes traditions universitaires.